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Exposition FOE 2012

Exposition FOE 2012

 

Je sais, je sais, je manque un peu d’assiduité sur ce blogue! Pour moi, le problème est toujours une question de pertinence et d’impact; écrire et montrer je veux bien, mais pas pour dire n’importe quoi non plus! Mais peut-être n’est-ce qu’une défaite pour éviter d’occuper mon espace artistique!

Ce qui m’emmène à vous parler de mon expérience au Festival de l’Outaouais Émergent.

Cette année, dans le cadre du FOE 2012, j’ai participé à la foire artistique Radio Canada. Il s’agissait de ma première exposition à titre de photographe et  je dois vous avouer que dans les premières heures, je me suis vraiment senti comme un imposteur.

Tout autour de moi se trouvaient des bédéistes, des artistes peintres, des artisans (sculptures, bijoux, etc.). Et je trouvais que mes quelques photos étaient un peu hors contexte. Non pas parce que je doute de la photographie comme médium artistique, mais plutôt parce que je trouve que la photo prend son sens dans l’oeil du photographe. Toujours est-il que les premiers instants ou les gens ont commencé à se balader entre les kiosques m’ont quelque peu angoissé!

Et puis le miracle s’est produit…

Les gens ont aimé.

J’ai l’impression que j’arriverais assez mal à décrire la sensation extraordinaire de paix et épanouissement qui ont pu me submerger dès les premiers commentaires, mais je peux dire que ce fut à la fois apaisant et émouvant.

De savoir qu’une de nos oeuvres peut attirer l’oeil d’un étranger, l’intriguer ou bien même l’émouvoir est une sensation particulière, j’irais jusqu’à dire une forme de validation.

Et au-delà, il y a eu aussi le plaisir de tout simplement discuter photographie avec d’autres passionnés qui voulaient savoir d’où venait l’inspiration, qui voulait discuter de leur propre photo ou bien échanger sur l’interprétation de certaines photos, qui je dois l’admettre, quelques fois me dépassait un peu!!

Et bien sûr le plaisir immense de vendre! Je ne le dis pas avec l’idée brute et froide du plaisir mercantile, mais plutôt avec la modestie de quelqu’un qui est encore étonné que des gens puissent vouloir acheter des oeuvres que j’ai créées. Les aimer peut-être, mais les acheter! Soyons clairs, j’ai déjà vendu des photos ou même des vidéos, mais il s’agissait de commande, de contrat, jamais un geste spontané d’un étranger qui reste silencieux devant une de mes oeuvres et qui après quelque instant se retourne, me regarde en souriant et demande : combien?

Pour moi cette exposition restera à jamais particulière, tout comme la première photo que j’y ai vendue. J’ai grandi de cette expérience comme personne et aussi comme artiste.

Eric