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Banff 2019

Banff 2019

J’ai eu la bonne nouvelle la semaine dernière, j’aurai le plaisir et le privilège de présenter Les Univers de Fred au Festival international des médias de Banff : Initiative Diversité des Voix.

Cette nouvelle arrive au bon moment puisque dans le tourbillon de la préparation, il arrive quelquesfois que le doute s’installe, est-ce un bon projet, est-ce qu’il va trouver ses spectateurs, etc. Et voilà qu’il a été choisi, parmi plus de 500 applications.  Le créateur en moi est vraiment heureux! De plus, ce sera un premier voyage dans les Rocheuses, alors je suis impatient d’être en juin!

LES UNIVERS DE FRED, SÉRIE WEB

LES UNIVERS DE FRED, SÉRIE WEB

Voilà, 

Le pilote de la série LES UNIVERS DE FRED est officiellement en ligne pour la phase 1 du dépôt du Fonds Indépendant de Production! 

Plus d’un an que ce projet existe de façon éthérée, quelque part à mi-chemin entre mon univers créatif et sa mise en ligne. 

Nous avions tourné une version plus longue du pilote l’an passé, mais comme tout est maintenant rapide et instantané avec le numérique, une attention de 7 minutes était un pari risqué! 

J’ai donc créé une version de 3 minutes qui je crois représente bien l’ambiance, le ton et le visuel pour LES UNIVERS DE FRED.     

C’est toujours un grand problème de résumer en 3 minutes une série de 91 pages, surtout une série comme-ci où les silences, les regards et les émotions seront à l’avant-plan du récit. 

Peut-être suis-je trahi par mon âge, mais je choisis le temps de voir vivre mes personnages! 

J’espère que les gens aimeront, que les gens, surtout, s’approprieront LES UNIVERS DE FRED. Le fonds indépendant de production observe les interactions du public avec la proposition et je crois que les thématiques du projet, santé mentale, dépression, un personnage de la communauté lgbt et des personnages fantaisistes peuvent amener cette discussion et cette interaction.

C’est toujours un moment stressant pour un créateur de laisser vivre une œuvre, surtout une oeuvre personnelle, et d’autant plus qu’elle devra prendre de nouvelles incarnations selon les étapes franchies au financement. 

Une chose est certaine, ce projet se réalisera, d’une façon ou d’une autre. Le créateur en moi à besoin et doit raconter cette histoire. En espérant que vous serez là pour l’entendre!

Éric 

Un article dans la revue Info 07

Un article dans la revue Info 07

En collaboration avec Culture Outaouais, le journal le Revue Info 07 Gatineau a décidé de publier dans ses pages le portrait d’artistes de la région.

J’ai eu la belle surprise d’être un de ces artistes choisi. Ce fut une expérience étrange puisqu’il s’agissait d’une première pour moi. Mais cela m’a permis de poser un regard sur le chemin parcouru depuis mes rêves de cinéma à l’adolescence, de mon retour aux études en cinéma, jusqu’à aujourd’hui.

VERT D’ENVIE

VERT D’ENVIE

J’ai eu le grand privilège de pouvoir réaliser deux épisodes de la série documentaire Vert d’envie, diffusé sur les ondes d’Ici Radio-Canada Ottawa-Gatineau et produite par Pix3.

Le premier épisode, la mode écologique, traitait des designers qui choisissent de fabriquer des vêtements à partir de tissus recyclés. J’y ai fait d’ailleurs la connaissance de Dominique Vaillancourt, un professeur de science qui utilise de vieux vêtements pour en fabriquer de nouveaux. Outre son énergie débordante, Dominique m’a impressionnée par son souci de l‘environnement et ses efforts pour faire le moins de déchets possibles.  Ce fut une belle rencontre inspirante.

Dans l’épisode on voit aussi l’initiative du groupe Fashion takes action pour sensibiliser les jeunes du secondaire à l’impact que peut avoir la décision d’acheter un chandail, même à faible coûts; qui fait le chandail, dans quelles conditions sont-ils faits, est-ce que la teinture, le transport etc.… sont écologique ?

J’ai aussi eu la chance de réaliser un épisode intitulé cohortes de changement. Dans cet épisode on voit les initiatives de jeunes du primaires, secondaires et universitaires pour poser des gestes et actions concrètes pour aider, protéger et sensibiliser à l’environnement.

Liens vers les épisodes:

La mode écolo

Cohortes de changement

 

Les Batards

Kino 2013

 

 

Le week-end dernier avait lieu le Kabaret Kino 2013 de l’Auberge Petite-Nation, à St-André-Avellin. Pour une troisième année consécutive, divers amateurs de courts-métrages se réunissaient pour écrire, tourner et monter un court-métrage en 48 heures. Je dis bien en heures, puisque souvent pour compléter la tâche, certains empiètent sur leur sommeil.

 

zombies

Cette année fut différente, puisque je n’avais pas mes partenaires habituels de tournage. Souvent dans ce genre d’évènements, les gens arrivent déjà en groupe, formés d’amis et de collègues, avec une idée de film en tête et profitent du week-end pour la réaliser.

J’ai donc décidé que je n’arrivais avec aucun projet et que je me laissais le week-end pour participer à ceux des autres, à titre de technicien ou d’acteur. Et ce fut mission accomplie.

 

 

 

Le facteur

 

J’y ai fait des rencontres vraiment enrichissantes. Dans un si court lapse de temps, apprendre à travailler avec des inconnus fut très formateur.

Comme le niveau de compétence varie énormément; du néophyte au professionnel, il faut rapidement s’adapter au rythme de l’équipe improvisée pour arriver au meilleur résultat possible.

J’ai eu le plaisir de participer en autre au tournage du film BLIND DATE de Marie-Pierre Germain, de co-réaliser une bande-annonce avec Gabriel Bissonnette et de figurer dans le défi de Roger Renaud.

 

Blind date

 

D’ailleurs cette année fut un grand cru de court-métrage. Il arrive souvent dans ce genre d’évènement que la qualité des productions varie d’un extrême à l’autre. Pour ce Kabaret, toutes les productions furent divertissantes, réalisées avec passion et affichaient un niveau certains de qualité, de pertinence et de qualité visuelle.

Merci encore à ce merveilleux groupe et au plaisir de se retrouver l’an prochain.

rad_pepe

 

 

 

En attendant, vous pouvez toujours visionner les court-métrages des années précédentes!

https://vimeo.com/channels/587664/

 

La charme de la guidoune.

 

Lors du dernier kabaret kino de St-André-Avelin, en octobre 2012, nous avons tourné, Lévy L Marquis et moi, un documenteur sur la guidoune de St-André.

Pour ce rôle si particulier, nous avons fait appel à l’excellente Marilou Lajoie.

Même si au début je n’étais pas certain du propos, je me suis rapidement laissé conquérir par le jeu de Marilou et le personnage fantastique qui prenait vie devant nos yeux!

Suite à l’accueil favorable lors de la soirée de présentation, nous avons décidé de prendre une chance et d’inscrire le film au Ficmo 2013. Même si le film fut choisi dans la section hors-concours, nous étions extrêmement content du rayonnement que cela nous apporterait.

Lors de la soirée Gala, quelle ne fut pas notre surprise d’entendre le président du Ficmo dire que suite à la demande générale et les bons commentaires, ils présenteraient la guidoune de st-André avant la remise des prix.

Ce fut absolument merveilleux!

Mon film présenté précédemment, Sans lendemain, était un drame, alors la réaction des gens est plus dure à juger, sinon presque impossible pendant la projection, mais pour une comédie il en va autrement!

La sensation est indescriptible; un mélange de fierté et d’humilité. Entendre une salle de cinéma pleine à craquer rire des gags que vous avez créés, rire à gorge déployée sur le jeu d’une actrice que vous avez dirigée; j’espère le revivre!

Et le plaisir fut prolongé avec les gens, à la sortie de la salle, qui viennent spontanément vous dire qu’ils ont adoré votre film, ou féliciter l’actrice du film et lui dire combien elle est talentueuse.

J’ai longtemps voulu être acteur, je me permets même quelques apparitions quelques fois dans les films de mes amis, et j’ai longtemps pensé que la réalisation était un à coté, mais à repenser à la fierté de voir les gens encenser ¨mon actrice¨ et lui dire combien ils ont aimé le film, me fait réaliser que peut-être, cette envie de jouer et d’être devant la caméra, n’était que le prélude à ma vraie vocation, et que finalement cette soirée était bien celle du réalisateur en moi.

Une chose est certaine ce fut une rencontre avec un public, mais d’abord et avant tout, une rencontre avec une nouvelle muse.

Sans lendemain, vraiment?

 

Lors du Gala de la première édition du festival international du court métrage en Outaouais, le mercredi 27 mars dernier, j’ai eu la chance de visionner 2 de mes films sur écran géant.

Ce fut une expérience inoubliable!

Tout d’abord, mon film Sans lendemain avait été choisi dans la compétition officielle du FICMO, ainsi que mon film Fatalité. Ma coréalisation La guidoune de St-André, fut sélectionnée hors compétition.

J’étais donc extrêmement heureux que trois de mes films soient choisis, ce qui voulait aussi dire qu’ils seraient présentés, chacun, lors de deux occasions, en première partie d’un long-métrage de la sélection du Festival du film de l’Outaouais.prix_ficmo

Cette surprise fut vite déclassée lorsque j’ai vu les autres films qui avaient été retenus en compétitions; des productions avec de plus gros budgets, des acteurs connus et des réalisateurs connus. J’ai souvent eu tendance à rire des gens émus qui disaient lors de certains galas, que le seul fait d’être en compétition était déjà un honneur; j’ai réalisé comment ça peut être vrai!

Ensuite est arrivée la nouvelle que mon film Sans lendemain était retenu dans la sélection du jury. Sur la centaine de films reçus par le FICMO, 40 furent choisis en compétition, et de ce nombre, 14 en sélection finale. Il fut donc présenté à la soirée de gala.

Et l’annonce est tombée; mon court-métrage gagnait le prix L’effet court, remis par le jury au meilleur court-métrage produit majoritairement dans la région de la capitale nationale du Canada ET par une équipe majoritairement composée par les gens de notre région. Ce prix est remis suite à la décision d’un jury reconnaissant l’excellence de ce court-métrage.

Et de plus, une autre surprise m’attendait, mais ça c’est une autre histoire!

 

P.s crédit photo Eric Beaudoin.

Coatcheck reality

Coatcheck reality

 

Je vous ai parlé plus tôt de mon expérience au FOÉ, mais elle ne serait pas complète sans ces quelques photos. L’exposition à duré 3 jours et dès le début, l’imageur d’histoire en moi était titillé!

Face à mon kiosque se trouvait cette charmante jeune fille. Son kiosque était une oeuvre vivante, les gens pouvaient y déposer pour vrai leurs manteaux ou tout simplement regarder l’affiche et voir sa réalisation en 4 dimensions!

Elle a travaillé il y a quelques années au vestiaire d’un bar et un des employé lui demandait souvent de lui accorder un baiser. Un jour, il apprend qu’elle étudie en art et lui demande de lui faire un dessin sur leur baiser. (Qu’il attend toujours) Elle lui est donc revenue avec une affiche sur laquelle était inscrit: KISS, IN YOUR DREAM! Elle ne l’a jamais revu.

Alors voilà l’idée de son oeuvre, un “coat check”, à mi-chemin entre la réalité et le rêve.

De mon point vue, je voyais surtout une jeune fille dans une lumière un peu glauque, avec une allure un peu rétro, derrière un kiosque intrigant.

La dernière soirée j’ai donc apporté mon appareil… pour le laisser sous la table. J’ai beaucoup de difficulté à aller vers les étrangers, engager la conversation, socialiser au-delà de mon cercle familier et réconfortant d’amis proches. C’est peut-être pour cette raison que je suis si bien derrière ma lentille; à observer le monde au lieu d’interagir avec lui directement!

Donc, les heures passaient et je me disais que j’aurais adoré faire quelques photos avec elle, et que tant pis, ce n’était pas le moment. Et une fois résigné, quelle ne fut pas ma surprise de la voir approcher avec son iphone pour me demander si j’accepterais de prendre quelques clichés d’elle avec son installation; j’ai dit oui, mais à la condition que je puisse en prendre aussi avec ma caméra!

Et voici le résultat! J’adore ces photos, en particulier celle où son visage est dans l’ombre et l’on voit l’affiche à l’arrière. Avec cette simple image, combien d’histoires je pourrais créer, quel magnifique personnage de film noir elle pourrait devenir!

Une chose est certaine, ils pourront bien dire non s’ils veulent, mais je ne laisse plus passer la chance de demander à des étrangers de devenir, pour quelques instants, les protagonistes d’une photo ou d’une histoire à venir!

 

Éric

P.s Prenez quelques secondes et rendez-lui visite !

Exposition FOE 2012

Exposition FOE 2012

 

Je sais, je sais, je manque un peu d’assiduité sur ce blogue! Pour moi, le problème est toujours une question de pertinence et d’impact; écrire et montrer je veux bien, mais pas pour dire n’importe quoi non plus! Mais peut-être n’est-ce qu’une défaite pour éviter d’occuper mon espace artistique!

Ce qui m’emmène à vous parler de mon expérience au Festival de l’Outaouais Émergent.

Cette année, dans le cadre du FOE 2012, j’ai participé à la foire artistique Radio Canada. Il s’agissait de ma première exposition à titre de photographe et  je dois vous avouer que dans les premières heures, je me suis vraiment senti comme un imposteur.

Tout autour de moi se trouvaient des bédéistes, des artistes peintres, des artisans (sculptures, bijoux, etc.). Et je trouvais que mes quelques photos étaient un peu hors contexte. Non pas parce que je doute de la photographie comme médium artistique, mais plutôt parce que je trouve que la photo prend son sens dans l’oeil du photographe. Toujours est-il que les premiers instants ou les gens ont commencé à se balader entre les kiosques m’ont quelque peu angoissé!

Et puis le miracle s’est produit…

Les gens ont aimé.

J’ai l’impression que j’arriverais assez mal à décrire la sensation extraordinaire de paix et épanouissement qui ont pu me submerger dès les premiers commentaires, mais je peux dire que ce fut à la fois apaisant et émouvant.

De savoir qu’une de nos oeuvres peut attirer l’oeil d’un étranger, l’intriguer ou bien même l’émouvoir est une sensation particulière, j’irais jusqu’à dire une forme de validation.

Et au-delà, il y a eu aussi le plaisir de tout simplement discuter photographie avec d’autres passionnés qui voulaient savoir d’où venait l’inspiration, qui voulait discuter de leur propre photo ou bien échanger sur l’interprétation de certaines photos, qui je dois l’admettre, quelques fois me dépassait un peu!!

Et bien sûr le plaisir immense de vendre! Je ne le dis pas avec l’idée brute et froide du plaisir mercantile, mais plutôt avec la modestie de quelqu’un qui est encore étonné que des gens puissent vouloir acheter des oeuvres que j’ai créées. Les aimer peut-être, mais les acheter! Soyons clairs, j’ai déjà vendu des photos ou même des vidéos, mais il s’agissait de commande, de contrat, jamais un geste spontané d’un étranger qui reste silencieux devant une de mes oeuvres et qui après quelque instant se retourne, me regarde en souriant et demande : combien?

Pour moi cette exposition restera à jamais particulière, tout comme la première photo que j’y ai vendue. J’ai grandi de cette expérience comme personne et aussi comme artiste.

Eric